Contre les jeunes, ou comment l'Italie n'aide pas les jeunes à s'ens ortir... C'est le titre d'un livre très intéressant que je suis en train de lire, et je voudrais vous en faire un petit résumé, une synthèse. Il a été écrit l'année passée par un économiste et un sociologue, et c'est une analyse de la situation de l'Italie aujourd'hui.
Je le trouve intéressant, parce qu'il m'aide à comprendre mieux certains phénomènes que je peux observer ici parmi les gens mais que je ne réussis pas bien à "placer" ou à comprendre...
Un concept très intéressant : "altruisme privé et égoisme public". Ou comment en privé, dans sa famille, pour les proches, un Italien fera tout (et même plus), alors qu'il ne pense pas une seconde aux autres ou aux enfants des autres. Cela explique pourquoi les jeunes Italiens restent chez leurs parents comme à l'hotel jusque 30 ans ou +, puis reçoivent de leurs parents une maison, par exemple. Les parents font tout pour leurs enfants.
Et cela peut aussi expliquer autrement le pourquoi du résultat des élections : un Berlu qui promet l'annulation de la taxe auto (150€/an) ou de la taxe sur la première habitation remporte évidemment un franc succès : "ah, nous avons 4 voitures à la maison (les deux parents et les deux enfants, si pas plus), et nous comptons acheter un appart à notre fils, donc cela nous fait une économie de 4x150€ + taxe immobilière, super, je vote pour lui".
Mais l'emploi des jeunes (en général)?
("l'emploi? mon fils pourra tjs compter sur moi, donc ce n'est pas grave s'il ne trouve pas tout de suite ou n'a pas de contrat stable")
Les allocations de chomage : qui, en fait, n'existent pas. A quoi bon, quand on a le pare-chocs familial, le coussin ammortisseur des parents? (de toute façon, on y habite jusque 30+ ans, donc de quoi s'en faire?)
La gérontocratie : la moyenne d'âge des politiciens italiens est la + élevée d'Europe : en moyenne 10 ans de +! Il y a un parlementaire de 98 ans... comment fait-on pour encore être un tant soit peu conscient des problématiques du moment, à cet âge?
Les mères au travail : très mal vues, surtout au sud. Une mère qui travaille est considérée comme mauvaise mère, une mère qui met son enfant à la crèche, n'en parlons même pas... de toute façon, des crèches, il y en a très peu. Donc les enfants vont chez les grand-parents, on compte à nouveau sur le "familynet". Le même réseau à travers lequel on a trouvé du travail (85% des premiers jobs se trouvent à travers la famille : connaissances, contacts, amis,...), et qui définit notre statut socio-économique : si on nait dans une famille pauvre, peu de chances de s'en sortir, car presqu'impossible d'entrer dans un réseau de personnes 'riches'. Et vice versa. Les trois quarts des gens ne changent pas de niveau social par rapport aux parents.
Wednesday, June 18, 2008
Contro i giovani
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